Kinshasa est de nouveau secouée par un drame qui alimente les inquiétudes sur la montée de l’insécurité. Le corps sans vie de M. Blanky Makiesse, disparu depuis le 23 août 2025, a été retrouvé deux jours plus tard, le 25 août, dans un quartier de Limeté.
Selon des sources proches du dossier, la victime aurait été kidnappée puis assassinée en raison de son engagement aux côtés d’autres militants plaidant pour la libération de compatriotes incarcérés dans les cellules de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Blanky Makiesse s’était notamment illustré lors de manifestations organisées après la mort tragique de Joseph Mwabilayi, garde rapproché du président Félix Tshisekedi.
Son assassinat, qui intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques et sociales, jette une lumière crue sur la vulnérabilité des défenseurs de la justice et des droits humains. Des témoignages recueillis auprès de proches affirment que certains services de sécurité opéreraient dans l’ombre contre toute personne jugée gênante dans les affaires sensibles liées à la présidence.
Pour de nombreux observateurs, ce meurtre illustre la croissance inquiétante de l’insécurité à Kinshasa, où la peur de représailles pèse lourdement sur les citoyens engagés. Des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante et des garanties de protection pour ceux qui continuent à dénoncer l’arbitraire.
Alors que la capitale congolaise s’enfonce dans un climat de méfiance et de crainte, la question reste posée : qui protégera ceux qui osent encore parler au nom de la justice et de la vérité ?
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