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La résilience, la reconstruction de soi et l’espoir ont été au cœur de la cérémonie de baptême du livre Ma mère devait mourir de l’écrivaine congolaise Charlotte Aline Ntumba, organisée vendredi 29 mai 2026, à la Bibliothèque Wallonie-Bruxelles, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

À travers cette première œuvre littéraire de 155 pages publiée aux éditions Akili Books, l’auteure livre un témoignage poignant sur la perte, l’abandon et le dépassement de soi.

Préfacé par Nadège Bope, cheffe d’établissement à l’Institut national des arts et spectacles (INAS), l’ouvrage met en lumière le parcours d’une jeune fille confrontée à de nombreuses épreuves, mais déterminée à ne pas laisser son destin être dicté par la souffrance.

Une vue de la page de la couverture de l’ouvrage…

« Ce livre n’est pas seulement un récit de douleur. C’est un témoignage de résilience. Avec une plume sincère et introspective, j’ai voulu transformer une blessure profonde en force intérieure et proposer une réflexion universelle sur le deuil, l’identité et la capacité de l’être humain à se reconstruire », a déclaré Charlotte Aline Ntumba.

Selon l’écrivaine, Ma mère devait mourir s’adresse à toutes les personnes qui ont connu la perte, le doute ou les difficultés de la vie. L’ouvrage les invite à se relever, à redonner du sens à leur histoire et à choisir, malgré les épreuves, de vivre pleinement.

Photo de Charlotte Aline Ntumba, auteure du livre  » ma mère devait mourir »

Prenant la parole lors de la cérémonie, Nadège Bope a insisté sur la dimension profondément humaine de l’œuvre.

« Ce soir, nous ne sommes pas ici uniquement pour assister au vernissage d’un ouvrage, mais pour rencontrer une réalité, une vérité parfois douloureuse et silencieuse, mais profondément humaine », a-t-elle souligné.

La cérémonie a également été marquée par une prestation artistique des étudiants de l’INAS. À travers une scénette émouvante, ils ont illustré la souffrance d’un enfant confronté à la perte de sa mère.

Cette représentation a mis en évidence les difficultés vécues par de nombreux enfants, femmes et jeunes victimes d’abandon, de rejet ou de manque d’affection au sein de la société.

Pour les différents intervenants, cet ouvrage n’a pas été écrit pour susciter la compassion, mais pour mettre des mots sur des blessures souvent tues, tout en valorisant la résilience, la foi et la capacité de reconstruction.

À travers ce récit autobiographique, Charlotte Aline Ntumba donne également une voix à toute une génération contrainte de grandir prématurément, d’apprendre à survivre avant même d’apprendre à vivre.

Une œuvre porteuse d’espoirLe baptême de l’ouvrage a été présidé par Chantal Fayida, qui a salué un livre riche en messages d’espoir et d’humanité.

« Je souhaite que ce livre traverse les générations et les frontières, transforme les cœurs et encourage le respect des droits de l’enfant et de la femme. Il interpelle également les pouvoirs publics sur la nécessité de renforcer l’accompagnement des mères adolescentes confrontées à des situations particulièrement difficiles », a déclaré la marraine de l’événement.

Pour l’auteure, le titre Ma mère devait mourir peut surprendre et déranger. Toutefois, il représente avant tout le point de départ d’une profonde transformation intérieure.

Le récit relate l’histoire d’une jeune fille confrontée à la perte, à la solitude et à l’abandon, mais qui refuse de se laisser définir par les épreuves de son existence.

« On peut perdre une mère, un être cher, un foyer ou une sécurité, mais on ne doit jamais perdre sa destinée », affirme-t-elle dans son ouvrage.

Économiste de formation, spécialiste en marketing digital, entrepreneure et désormais écrivaine, Charlotte Aline Ntumba met son expérience personnelle et son parcours de résilience au service de la jeunesse, des femmes et des enfants vulnérables.

J.Ndubagoto

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