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Un investisseur d’origine nigériane, Prince Chinkata Dike, a lancé un appel aux autorités de la République Démocratique du Congo afin de renforcer la protection des investisseurs et d’améliorer le climat des affaires dans le pays. Il s’est exprimé dimanche dans la commune de Limete, à Kinshasa, après la démolition d’une partie de ses installations commerciales, qu’il juge irrégulière.

Selon M. Chinkata Dike, installé dans le quartier Salongo depuis 2012, ses activités comprenaient notamment une salle de fête, une boulangerie, une pâtisserie, une crémerie, une alimentation générale, un magasin d’habillement ainsi qu’une mini-banque. Il a affirmé que ces infrastructures avaient permis la création de plusieurs emplois avant leur démolition et les pillages qui auraient suivi.

« Je subis d’importantes pertes matérielles sans aucune indemnisation. Je demande à l’État congolais d’assurer la sécurité des investisseurs, de leur accorder un délai raisonnable avant toute démolition et d’ouvrir un dialogue afin que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue », a déclaré l’investisseur nigérian.

D’après lui, une mise en demeure lui aurait été remise un mercredi à 17 heures, avec une exécution prévue dès le lendemain.

Il indique avoir sollicité les services du ministère de l’Environnement et du Cadastre, qui auraient confirmé, après un mesurage, que sa parcelle de 2 500 m² respectait les limites autorisées. Malgré cette démarche, M. Chinkata Dike a souligné que des équipes sont intervenues le vendredi matin pour procéder à la démolition d’une partie de ses bâtiments, ne lui laissant qu’une trentaine de minutes pour évacuer ses biens.

Il a estimé que les procédures administratives n’ont pas été respectées et qu’aucun préavis suffisant ne lui a été accordé.

L’investisseur soutient également que cette opération a été suivie de plusieurs actes de pillage visant ses commerces et les biens de sa famille.

Il a précisé avoir été victime de plus de quatre pillages depuis le début de son différend avec la cheffe du quartier Salongo, identifiée sous le nom de Marie.

Selon ses déclarations, le conflit remonte à 2019 à la suite de divergences avec cette autorité locale.

Il affirme avoir ensuite fait l’objet de menaces, de campagnes de diffamation et d’accusations publiques portant notamment sur un prétendu trafic d’enfants, accusations qu’il rejette catégoriquement.

Limete : un investisseur d'origine nigériane appelle les autorités congolaises à renforcer la protection des investisseurs

Il a soutenu également avoir reçu des messages de menace de la part de la cheffe du quartier.

M. Chinkata Dike évoque également un incident survenu en juin dernier, lorsqu’un individu serait entré sur sa parcelle sans autorisation et se serait blessé en tentant de prendre la fuite.

Selon lui, alors qu’il sollicitait l’intervention de la police, certains habitants du quartier auraient été incités à l’accuser de violences.

Il a affirmé par ailleurs qu’un ancien locataire, identifié comme Israël, aurait relayé sur les réseaux sociaux des publications visant à ternir son image.

Il a allègué enfin que cet ancien locataire aurait accompagné la cheffe du quartier sur les lieux avec un bidon d’essence dans l’intention d’incendier son habitation.

Pour Prince Chinkata Dike, ces événements risquent de décourager les investisseurs étrangers ainsi que les membres de la diaspora souhaitant investir en République Démocratique du Congo.

Il a appelé les autorités à garantir un environnement d’affaires sécurisé, à faire respecter les procédures administratives et à assurer une protection effective des investisseurs afin de préserver la confiance dans le climat des affaires.

JDN

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