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Vingt-cinq défenseurs des droits humains issus de plusieurs réseaux de protection de la République démocratique du Congo ont bénéficié, du 4 au 9 juin 2026 à Mbandaka, d’une formation sur les notions de base en Santé Mentale et Soutien Psychosocial (SMSPS).

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement holistique des mécanismes de protection des défenseurs des droits humains », financé par Open Society Foundations (OSF) et mis en œuvre par le Centre Carter.

Une vue des participants à cette formation…

Organisée par la Maison des Droits de l’Homme du Centre Carter, cette session visait à renforcer les capacités des organisations partenaires afin d’améliorer la protection et l’accompagnement des Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH) confrontés à des situations de stress, de traumatisme ou de vulnérabilité psychologique liées à leur engagement.

Cette formation avait pour objectif de renforcer les compétences des défenseurs des droits humains afin qu’ils puissent offrir une prise en charge psychosociale de base, empathique et services spécialisés en cas de besoin.

Au total, 25 participants, dont 11 femmes, représentant 24 organisations, ont pris part à cette formation.

Les bénéficiaires provenaient notamment du Réseau de protection du Haut-Katanga (GRUWA), du Réseau de Protection des Défenseurs des Droits Humains du Kasaï Central (RPDDH), du Réseau de Protection des Droits Humains et Victimes de Torture du Kasaï Oriental (RPDHVT), du réseau REPRODEV de Kinshasa ainsi que du Réseau de Protection des Défenseurs de l’Environnement, du Foncier et des Peuples Autochtones Pygmées de l’Équateur (REPRODEFOPA-Équateur).

Animée par Mme Neney Nsambi, psychologue-clinicienne, la formation a permis aux participants d’acquérir des compétences essentielles en matière de soutien psychosocial de première ligne, d’améliorer leurs mécanismes d’orientation vers les services spécialisés disponibles et d’adapter leurs approches d’accompagnement aux réalités spécifiques des défenseurs des droits humains.

Les échanges ont porté sur six thématiques majeures : l’introduction à la santé mentale et au soutien psychosocial, les impacts psychologiques du travail des DDH sur leur santé mentale, les approches d’interventions psychosociales adaptées, les techniques de communication, les premiers soutiens psychosociaux ainsi que l’éthique, les principes de base et le circuit de référencement en SMSPS.

Selon les organisateurs, ces différents modules ont permis aux participants de mieux comprendre les concepts fondamentaux liés à la santé mentale, d’identifier les facteurs de risque psychosociaux, de reconnaître les signes de traumatisme et d’apprendre des techniques d’accompagnement adaptées aux personnes en situation de détresse.

Au-delà des exposés théoriques, les participants ont pris part à des exercices pratiques, notamment des travaux de groupe et des jeux de rôle portant sur les quatre étapes d’intervention en SMSPS, les réactions émotionnelles face à un événement traumatique ainsi que les comportements à privilégier ou à éviter dans le cadre d’une communication d’aide.

À l’issue de la formation, les défenseurs des droits humains se sont déclarés mieux outillés pour reconnaître les besoins psychosociaux des bénéficiaires, détecter les traumatismes, appliquer des techniques simples de stabilisation émotionnelle et de gestion du stress, ainsi que conduire des entretiens psychosociaux.

Les participants ont également élaboré plusieurs outils pratiques destinés à renforcer la gestion des cas au sein de leurs organisations et réseaux, notamment des fiches de consentement éclairé, des registres de cas, des fiches d’entretien psychosocial et des fiches de référencement.

Cette initiative témoigne de l’engagement du Centre Carter et de son partenaire financier Open Society Foundations à promouvoir une approche holistique de la protection des défenseurs des droits humains en RDC, en intégrant la santé mentale et le bien-être psychosocial parmi les piliers essentiels de leur sécurité et de leur résilience.

AcofepeNews

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