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Le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale a accueilli, vendredi 29 mai 2026, la représentation de la pièce théâtrale intitulée « Cette lettre que je t’écrirai peut-être jamais ». À travers cette création, les organisateurs ont affirmé vouloir sensibiliser le public aux conséquences psychologiques de la guerre sur les enfants soldats en République Démocratique du Congo. Mise en scène par Likamba Sina Aaron, l’œuvre raconte l’histoire de Mungisho, un jeune garçon qui quitte sa mère pour rejoindre les combats dans l’Est du pays. Confronté aux horreurs de la guerre, il sombre progressivement dans un profond désespoir jusqu’à trouver la mort.

Une vue du spectacle dénommé « Cette lettre que t’écrirai peut-être jamais».

« Ce spectacle dessine le désespoir causé par la guerre. À travers la mort de Mungisho, nous avons voulu montrer le traumatisme psychologique vécu par ces enfants. Le personnage est meurtri, plongé dans une profonde dépression et finit par succomber. Pour sa mère, c’est aussi le regret d’avoir vu son fils partir à la guerre », a expliqué le metteur en scène Likamba Sina Aaron.

Selon lui, le titre de la pièce fait référence à une lettre que le jeune soldat souhaitait écrire à sa mère sans jamais en avoir l’occasion.

Un enfant sur scène…

Cette correspondance inachevée symbolise les paroles, les sentiments et les espoirs restés enfouis.

« Cette lettre est une représentation symbolique du traumatisme et du désespoir. Le personnage voulait écrire à sa mère, mais il n’a jamais pu le faire. Cette lettre est morte, tout comme lui », a-t-il souligné.

Une vue de la scène du théâtre…

Pour construire cette œuvre, le metteur en scène affirme avoir effectué un important travail de recherche sur le phénomène des enfants soldats.

Ses investigations lui ont notamment permis de constater que de nombreux jeunes enrôlés dans les groupes armés ou dans les combats ne regagnent jamais leurs familles.

« La plupart des familles concernées témoignent que leurs enfants ne reviennent plus après avoir rejoint les zones de conflit », a-t-il précisé.

Présent dans la salle, le comédien Guecho Ingange a salué la qualité artistique de la représentation et l’engagement des jeunes talents impliqués dans le projet.

« J’ai été profondément ému par cette magistrale mise en scène d’Aaron. J’ai également apprécié l’énergie déployée par l’acteur Jonathan Buba sur scène. Ce spectacle reflète une réalité douloureuse de la société congolaise marquée par la guerre. Je félicite toute cette jeune équipe pour le travail remarquable accompli », a déclaré l’artiste.

Organisée par la Dramatheque du Grand Tambour en collaboration avec Vova Théâtre, cette représentation de plus d’une heure a été portée par l’interprétation du comédien Jonathan Buba.

À travers cette création, les initiateurs entendent contribuer à la sensibilisation du public sur les conséquences humaines et psychologiques des conflits armés qui affectent encore plusieurs régions du pays.

N. Mbuyu Osonkie

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