Il y a sept ans, jour pour jour, le 1er janvier 2019, s’éteignait à Paris le sénateur Raymond Ramazani Baya. Admis en France pour des soins, il laissait derrière lui le souvenir d’un intellectuel engagé, d’un serviteur de l’État et d’un acteur majeur de la vie politique congolaise.

Né le 16 juin 1943 à Beni, dans le Nord-Kivu, au sein d’une famille originaire du Haut-Zaïre, Raymond Ramazani Baya s’est très tôt distingué par son parcours académique et professionnel.
Formé au journalisme à Paris, puis aux sciences politiques à Bruxelles et à Anvers, il débute comme reporter à la Radiotélévision zaïroise avant de gravir les échelons. En 1982, il est nommé PDG de l’Agence zaïroise de presse (AZAP), consacrant ainsi son engagement pour l’information et la communication publiques.

Deux ans plus tard, il entre au gouvernement comme ministre de l’Information. En 1987, il devient conseiller principal à la Présidence de la République. Proche du président Mobutu Sese Seko, qui appréciait ses qualités intellectuelles et diplomatiques, il est nommé ambassadeur du Zaïre en France le 10 janvier 1990.
Les bouleversements politiques consécutifs à la chute du régime Mobutu et ses démêlés judiciaires conduisent Raymond Ramazani Baya à s’installer en France, alors que Laurent-Désiré Kabila accède au pouvoir et rebaptise le pays République démocratique du Congo.
Entre septembre 2000 et février 2001, il effectue un passage remarqué au sein du Groupe Jeune Afrique, où son professionnalisme et son sens de l’analyse ont laissé d’excellents souvenirs.
Mais l’appel de la politique demeure plus fort. Rattrapé par ce « virus », il rejoint le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.

Dans le cadre de la transition politique, il est nommé ministre des Affaires étrangères de la RDC, avant d’être élu sénateur en 2006.
Il siégera à la Chambre haute jusqu’à son décès, fidèle à son engagement pour la chose publique.
Sept ans après sa disparition, Raymond Ramazani Baya reste une figure marquante de l’histoire politique et médiatique congolaise. Son parcours, à la croisée du journalisme, de la diplomatie et de la politique, témoigne d’une vie consacrée au service de l’État et au débat d’idées.
En ce jour de mémoire, la nation se souvient d’un homme dont l’empreinte demeure vivante dans la conscience collective.
AcofepeNews
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