Le monde du cinéma et de la télévision sénégalais est en deuil. L’actrice et mannequin Halima Gadji, figure emblématique du petit écran, est décédée subitement le 26 janvier 2026 à Dakar, des suites d’un malaise, selon plusieurs sources médiatiques. Elle s’est éteinte à un âge encore jeune, laissant derrière elle une profonde émotion au sein du public et de la communauté artistique.

Halima Gadji s’était imposée comme l’un des visages les plus marquants de la télévision sénégalaise grâce à son interprétation du personnage de Marième Dial dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », produite par Marodi TV.
Ce rôle, porté avec intensité et justesse, l’avait révélée au grand public et lui avait valu une reconnaissance bien au-delà des frontières du Sénégal, notamment en Afrique de l’Ouest. Sa présence à l’écran, à la fois forte et nuancée, avait contribué au succès phénoménal de cette production devenue culte.

Au-delà de sa carrière artistique, Halima Gadji était également une femme engagée.
La santé mentale, encore largement taboue sur le continent africain, faisait partie de ses combats personnels. L’actrice avait eu le courage de parler publiquement de sa maladie à plusieurs reprises, notamment sur les plateaux de Life Weekend (Life TV) et de Canal+ Afrique, brisant ainsi le silence autour d’un sujet sensible.
Dans cette même dynamique, elle avait fondé l’association « Mon Mental », une initiative dédiée à l’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux, à la facilitation de l’accès à des traitements appropriés et à leur réinsertion sociale.

Par cet engagement, Halima Gadji a marqué les esprits, non seulement comme artiste, mais aussi comme voix courageuse pour une cause trop souvent ignorée.
En ces moments douloureux, une pensée émue va à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté artistique sénégalaise, profondément affectée par la disparition d’une actrice talentueuse et d’une femme engagée.
AcofepeNews
Partagez
