Les professionnels des médias en République Démocratique du Congo (RDC) sont appelés à ne pas craindre l’intelligence artificielle (IA), tout en veillant à préserver les principes fondamentaux du journalisme, notamment l’impartialité, la mesure et l’équilibre dans le traitement et la diffusion de l’information. Cet appel a été lancé jeudi 06 août 2026, à Kinshasa par Bienvenu-Marie Bakumanya, Directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), lors de son intervention à la tribune des femmes de médias.

Selon lui, l’intelligence artificielle doit être considérée comme un outil d’appui au travail journalistique et non comme un substitut au journaliste.
Elle peut notamment contribuer à la traduction des textes, à l’amélioration du style rédactionnel ou encore à la correction des fautes.
« Il ne faut jamais inverser le rôle. L’intelligence artificielle peut aider à traduire le texte, à améliorer le style, mais le journaliste demeure le dernier décideur de ce qui doit être diffusé », a souligné Bienvenu-Marie Bakumanya.
Le Directeur général de l’ACP a insisté sur la nécessité de maintenir le journaliste au centre du processus éditorial.
Pour lui, l’IA ne devrait pas être chargée de rédiger intégralement les articles destinés à être publiés, mais plutôt servir de moyen pour améliorer la qualité des productions journalistiques.
« L’article ne doit être écrit par l’IA. Il doit être utilisé comme moyen pour réduire les fautes », a-t-il précisé.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où l’intelligence artificielle prend une place croissante dans le secteur des médias.

Son utilisation soulève notamment des questions liées à la fiabilité des informations, à la vérification des faits, à l’éthique professionnelle et à la responsabilité éditoriale.
Face à ces nouveaux défis, les professionnels des médias sont ainsi invités à tirer profit des possibilités offertes par l’IA, sans abandonner leur rôle de vérificateurs et de responsables de l’information diffusée au public.
AcofepeNews
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