Le Collectif des Femmes a rencontré, vendredi 19 décembre 2025, Jean-François van Drooghenbroeck, vice-recteur aux affaires étudiantes de l’UCLouvain, dans le cadre d’un échange approfondi consacré à la vie étudiante, aux droits des étudiantes, à l’égalité de genre, à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, à la santé mentale ainsi qu’au soutien des publics en situation de précarité, en particulier les étudiantes internationales.

Selon un résumé publié par le Collectif des Femmes sur sa page Facebook, cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’engagement du collectif, actif depuis de nombreuses années dans une perspective féministe, intersectionnelle et antiraciste. L’organisation œuvre pour la défense des droits des femmes, des personnes migrantes et des étudiant·es, la prévention et la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations, ainsi que l’accompagnement des victimes.
Son action vise une transformation structurelle des institutions, des politiques publiques et des pratiques professionnelles, faisant du dialogue avec l’université un levier stratégique.
Au cours des échanges, le vice-recteur a présenté plusieurs dispositifs mis en place par l’UCLouvain, notamment un système sécurisé de signalement des violences, la possibilité pour l’institution de se substituer aux victimes dans certaines procédures, le développement de structures spécialisées de prise en charge, le renforcement des actions en matière de santé mentale, ainsi que des mesures de soutien social incluant le logement d’urgence et les bourses.
Des réflexions sont également menées sur les biais de genre dans l’évaluation académique.
Les discussions ont mis en lumière un constat partagé : violences, inégalités et précarité affectent de manière différenciée et genrée les étudiantes, touchant particulièrement les femmes et les personnes migrantes.
Dans ce contexte, l’accès à une information claire, multilingue et sécurisante apparaît comme un enjeu central pour garantir l’effectivité des droits.
La rencontre a par ailleurs confirmé l’importance d’un travail partenarial renforcé entre le Collectif des Femmes, Access University (A2U) et la cellule Together.
Cette collaboration porte notamment sur la sensibilisation féministe aux violences, la formation directe des étudiantes sur leurs droits, la création d’outils pédagogiques accessibles et l’accompagnement concret des situations de vulnérabilité.
Le Collectif des Femmes rappelle enfin que cette dynamique commune s’inscrit dans une vision féministe partagée : construire une université comme un espace sûr, inclusif et émancipateur, où les droits des étudiantes et des femmes sont pleinement reconnus, protégés et effectifs, grâce à des alliances solides entre acteurs institutionnels et associatifs.
AcofepeNews
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